Source image : ESA / NASA — Sophie Adenot dans le module Cupola de la Station Spatiale Internationale.
Le 18 août 2026, l'astronaute française de l'ESA a franchi une étape majeure de sa mission Epsilon : elle est devenue la première femme française à réaliser une sortie extravéhiculaire (EVA) hors de la Station Spatiale Internationale.
Une mission de maintenance cruciale
Accompagnée de l'astronaute de la NASA Anil Menon, Sophie Adenot a passé 6 heures et 23 minutes dans le vide spatial. Vêtue de son scaphandre EMU de la NASA, l'ingénieure de 44 ans a mené à bien une intervention technique particulièrement délicate à plus de 400 km de la Terre.
L'objectif principal : Le remplacement d'une antenne de communication à haut débit (Space-to-Ground) défaillante. Cet équipement relie directement l'ISS aux satellites TDRS pour assurer la transmission des données et des communications vocales entre la station et le centre de contrôle de Houston.
Une opération méticuleuse : Travailler en scaphandre requiert une précision chirurgicale. Retirer les boulons, débrancher les connecteurs électriques puis fixer le nouvel équipement tout en restant arrimé à la structure de la station exige un effort physique et mental colossal.
Une étape clé pour l'astronautique française
Si Thomas Pesquet avait effectué six sorties lors de ses missions précédentes, aucune Française n'avait encore eu l'opportunité de s'aventurer hors du sas d'une station. Claudie Haigneré n'avait pas réalisé d'EVA lors de ses vols en 1996 et 2001. Sophie Adenot devient également la deuxième femme européenne de l'histoire à accomplir cet exploit, après l'Italienne Samantha Cristoforetti.
« Je me sens très bien », a confié l'astronaute peu après être sortie dans le vide, une déclaration chaleureusement accueillie par les équipes du CNES et du centre de contrôle.
Après cet succès technique, Sophie Adenot a repris ses travaux scientifiques en microgravité à l'intérieur du laboratoire orbital.